Trois objets ayant appartenus à Jean Guéhenno ont rejoint l’espace littérature de La Coursive
Si vous êtes venu nous rendre visite durant le mois de juin, vous avez peut-être vu qu’il manquait quelques pièces dans l’espace littérature de La Coursive. Ces objets, ayant appartenu à Jean Guéhenno, ont depuis peu investis les vitrines de l’espace muséographique !
Des objets prêtés par son fils, Jean-Marie Guéhenno
Jean-Marie Guéhenno, fils de Jean Guéhenno, a suivi de près le choix et la mise en scène des objets et contenus mis à disposition dans l’espace muséographique. Au total, ce sont trois objets qu’il a décidé de prêter à la Ville de Fougères :
- La bottine réalisée en 1899 par le père de Jean Guéhenno, dans le cadre de son compagnonnage. Cette bottine a été transmise à Jean puis à Jean-Marie Guéhenno pour leur rappeler ‘‘la valeur du travail, de l’effort et le goût du bien faire’’.
- L’épée d’académicien de Jean Guéhenno dessinée en 1962 par son ami, le peintre Lucien Coutaud, pour son entrée à l’Académie française. Sur son pommeau, des feuilles de fougères entrelacées en référence directe à sa ville natale.
- La canne de son grand-père qui sera présentée en roulement avec l’épée de son père.


Qui était Jean Guéhenno ?
Jean Guéhenno fut élu à l’Académie française le 25 janvier 1962, par 15 voix au fauteuil d’Émile Henriot. Il fut reçu le 6 décembre 1962 par Jacques Chastenet (c’était la première cérémonie de réception à se tenir dans l’Académie rénovée), suscitant cet hommage de François Mauriac : ‘‘Quelque mal que vous pensiez de l’Académie, dans une vie exemplaire comme celle de Guéhenno, elle apporte une consécration irremplaçable. Le petit ouvrier breton qui, par la puissance de son esprit et par sa persévérance, est devenu ce maître éminent, ce haut fonctionnaire, et surtout cet écrivain, dessine sous nos yeux une image d’Épinal où la Coupole doit apparaître dans la dernière case.’’.
